Un journal quelconque et pourtant http://droitdevant.journalintime.com/ Un journal quelconque et pourtant, quand la banalité est vécue par un être de chair et de sang, comment rester indifférent ? fr 2018-11-12T10:20:00+01:00 http://droitdevant.journalintime.com/Panne Panne Pour trouver le bonheur, commencer par identifier ce qui dans ma vie l'obscurcit , et parmi cette catégorie , sélectionner tout ce dont je peux avec mes petits bras me débarrasser ou tout du moins facilement chaque jour repousser. Je me suis rendu compte la semaine dernière que tous ces petits nuages noirs étaient majoritairement produits par mon mental - chose que j'avais depuis pas mal de temps subodoré - mais surtout que quelque chose de l'ordre de la psychiatrie me rendait impossible de vouloir reprendre le contrôle sur mon esprit, un blocage d'ordre plus général, pouvant se Pour trouver le bonheur, commencer par identifier ce qui dans ma vie l’obscurcit , et parmi cette catégorie , sélectionner tout ce dont je peux avec mes petits bras me débarrasser ou tout du moins facilement chaque jour repousser.

Je me suis rendu compte la semaine dernière que tous ces petits nuages noirs étaient majoritairement produits par mon mental - chose que j’avais depuis pas mal de temps subodoré - mais surtout que quelque chose de l’ordre de la psychiatrie me rendait impossible de vouloir reprendre le contrôle sur mon esprit, un blocage d’ordre plus général, pouvant se synthétiser par une formule sibylline : maîtriser, c’est devenir mon père.

Et avec mon père, ça n’a jamais collé… vraiment pas. Je l’ai toujours perçu comme un être plein de colère, de haine, au mieux indifférent à mon encontre, au pire bon qu’à aboyer, montrer les crocs, après moi : un Vador personnel.

Avec l’âge, les choses se sont tassées, mais la blessure enfantine et ses conséquences traînent encore, bien qu’usées, dans les couloirs de mon âme.

Maintenant, moi, maître de ma vie ? Pourquoi pas. Et donc : le mental. Qui dit mental, dit Ego, et l’égo, j’ai plusieurs trucs pour le soigner.

UN. Se détourner de toute préoccupation qu’il n’est pas en mon pouvoir de régler. Ca en fait
beaucoup, en gros tous les problèmes de l’univers, de la terre et le reste (rires).

DEUX. Consentir à sa propre nullité, accepter toutes mes failles et en sourire.

TROIS. Prendre refuge dans le silence intérieur.

Trois ne peut être atteint sans deux, et deux sans un.

Exercice pratique de dimanche dernier : panne sexuelle ! Ma femme peut en témoigner, je n’ai pas fait feu de tout bois. Bah, ça arrive. Plus souvent qu’avant. La chair finit par être triste.

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2018-11-12T10:20:00+01:00
http://droitdevant.journalintime.com/Demarrage Démarrage Je démarre ce journal juste après une énième rechute. Je parle de mon addiction à la pornographie. Coucher par écrit mes ressentis pour briser cette cage dans laquelle je me décompose depuis trop longtemps et me rendre compte un jour peut-être que la porte de cet enfer personnel a toujours été ouverte… Quelle étrange ironie ce serait de découvrir, que ce qui a tellement gâché ma vie, n’était au final qu’un tigre de papier… La porrnographie, cela semble si anodin. Et pourtant. Et pourtant, elle est comme une porte que l’on ne devrait jamais ouvrir, et qui mène vers Je démarre ce journal juste après une énième rechute.

Je parle de mon addiction à la pornographie. Coucher par écrit mes ressentis pour briser cette cage dans laquelle je me décompose depuis trop longtemps et me rendre compte un jour peut-être que la porte de cet enfer personnel a toujours été ouverte… Quelle étrange ironie ce serait de découvrir, que ce qui a tellement gâché ma vie, n’était au final qu’un tigre de papier…

La porrnographie, cela semble si anodin. Et pourtant. Et pourtant, elle est comme une porte que l’on ne devrait jamais ouvrir, et qui mène vers d’autres portes, dans une progression infernale d’avilissement de soi, de destruction de tout un tissu social.

L’ennui, cet ennui puissant, presque métaphysique que je ressent juste avant de succomber, l’Ennui donc avec un E majuscule, voilà ma terreur, mon angoisse existentielle, en un mot voici l’Ennemi. Mais comment le combattre ? Je ne suis pas créatif et pourtant il me semble que c’est bien là l’arme qui procédera à la mise à mort de l’Adversaire.

Un autre minotaure se présente aussitôt à mon esprit, un surmoi implacable obsédé par la perfection qui bloque toute velléité artistique, les premiers pas étant forcément maladroits.

C’est donc au final une hydre que j’affronte à (au moins) quatre têtes : l’Ennui, le Surmoi, le Plaisir immédiat, et mon esprit qui ressasse sans cesse des pensées négatives.

Peut-être qu’avec une routine journalière je puis progresser : non pas 4 ou 5 ou 6 ou 7 légumes par jour , mais un dessin et un texte par jour et se forcer à noter mes bonnes idées . Il ne me reste guère plus cela, la religion ne m’a pas apporté la libération, mes proches non plus.

Je suis un obsessionnel, je le sais, il me faut un chewing-gum mental de longue durée pour quitter les images des corps nus survoltés : si je me passionne pour un livre, une philosophie, les forces obscures perdent immédiatement du terrain.

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2018-11-06T13:39:00+01:00